lundi 23 juin 2008

Joyeux Anniversaire Maurice

Hier matin, nous avons démonté l'exposition (dernières photos avant de tout défaire)...

... puis nous nous sommes retrouvés chez Maurice pour fêter ses cent ans. Du champagne, plein de bonne choses faites maison et beaucoup de joie et de gaieté. 








Cent bougies auraient totalement recouvert la tarte au chocolat...



Un petit discours.

© 2008 Miss Glitzy
La fête terminée, la Minette a repris possession de l'espace. Ce fut un bel anniversaire et nous lui en souhaitons encore bien d'autres.

lundi 16 juin 2008

La mise en place

Si ce n'est déjà fait, il vous reste cette semaine pour visiter l'exposition "Sur les pas de Maurice Arnoult" aux Ateliers de Paris, toutes les infos ICI. Sans nostalgie aucune, mais parce que l'installation et la mise en place furent à la fois passionnantes et épuisantes, voici deux photos qui rappelleront des souvenirs à certains et notamment à Isabelle André, notre talentueuse scénographe. 

Isabelle André, Fabien Ifires et Isabelle Chiariotti au travail sur l'espace réservé aux créations des élèves. 

20h23, le premier jour de la mise en place. On en est qu'au début et l'on finira tous les soirs vers 22h30, 23h. 

De la difficulté de composer la vitrine des modèles de collection prêtés par Claudio Mancini (A l'Elégance d'Autrefois, location & vente, 5 rue du Pas de la Mule 75004 Paris) et Suzanne Marest.

© 2008 Miss Glitzy
"Etre portée par ses chaussures, trouver en elles des ailes. Porter le rêve aux pieds, c'est commencer à donner de la réalité à ses rêves..." Roger Vivier. Que dire de plus.

Vernissage et Cérémonie

Vernissage "Bis" organisé par l'association l'Atelier de Maurice Arnoult le samedi 7 juin.





Le mercredi 11, la Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris a été remise à Maurice Arnoult, Juste parmi les Nations, lors d'une réception à l'Hôtel de Ville. L'occasion de lui rendre à nouveau hommage.



© 2008 Miss Glitzy

Visite virtuelle

Pour ceux et celles qui ne pourront visiter l'exposition cette semaine, voici une petite visite virtuelle qui vous donnera un aperçu du travail accompli. Pour plus d'informations sur les élèves de Maurice qui ont exposé leurs créations, je vous invite à vous rendre ici. Bonne visite.


Maurice et Belleville.

"Les cordonniers et les poétes sont les représentants privilégiés d'une époque; ils incarnent dans leurs réalisations, toute une civilisation. Artistes et artisans, grâce à leurs ouvrages, témoignent pour la postérité." Florence Empatz. Aux pieds de Flaubert

L'espace "atelier". J'adore ces formes en bois et ce qu'elles représentent.

La série de gestes de Maurice et Léon dont j'ai déjà parlé ici

Et la fameuse botte qui ne demande qu'à être terminée.


Modèles d'Elodie Gaulard, Michèle Obriot, Gaëlle Fiaschi et Angèle Jotz.

Modèles d'Aurélie Besombes, Isabelle André, Sophie Bonnard et Anne Guillet.

Modèles de Patricia Badin, Blanche Bourel de la Touche et l'escarpin Andora de Fabien Ifires.

© 2008 Miss Glitzy
Modèles de Pauline Wattiez et Isabelle Chiariotti.

jeudi 12 juin 2008

Sur les pas de Maurice Arnoult

© Gianni Giuliani

Sur les pas de Maurice Arnoult, bottier à Belleville
100 ans d'une histoire de la chaussure revisitée par ses élèves

L'exposition est ouverte au public jusqu'au 21 juin, 
du mardi au samedi de 13h à 19h.
Ateliers de Paris - 30 rue du Faubourg Saint-Antoine 75012 Paris
01 44 73 83 50 - métro Bastille

Pour ce qui est des détails de la mise en place, des vernissages et des photos de l'exposition (pour ceux qui ne pourront la voir), cela viendra très bientôt.


mercredi 14 mai 2008

Chaussurier... bottier... cordonnier

En 2001 et 2003, j'ai filmé Maurice dans son atelier de la rue de Belleville. J'avais dans l'idée de faire un documentaire sur les créatrices de souliers et j'avais fait sa connaissance par le biais d'anciennes élèves. Ce film est resté à l'état de projet, mais en revisionnant les bandes, je crois que je vais découper cette interview en différentes parties et les diffuser sur ce blog.

L'atelier vu de la cour, cela rappellera des souvenirs à certaines maintenant qu'il y a de nouvelles fenêtres et bientôt de nouveaux volets.

Minette, toujours fidèle au poste.



© 2008 Miss Glitzy
Lorsque l'on branche une caméra pour interviewer Maurice, il faut accepter que la conversation ne suive pas forcement les questions que vous aviez en tête. Ce qui finalement est beaucoup plus enrichissant. Car c'est un conteur Maurice, et partant de la simple question: pourquoi avez-vous décidé d'enseigner votre métier à des femmes?, il a déroulé pour moi quelques fils de sa vie. Comment il s'est retrouvé en 1922, apprenti chez un cordonnier de Belleville à tout juste quatorze ans. Comment il a appris ce qu'était le métier de patron chez M. Ricci, napolitain qui s'était installé à Paris en 1920 et dont la spécialité était la chaussure de luxe pour dame. Maurice s'est installé à son compte en 1937 et depuis n'a finalement jamais cessé de fabriquer des souliers à la main. Je suis "chaussurier" dit-il en souriant, "bottier quoi, enfin non, cordonnier". "Qui travaille le cuir de Cordoue", puisque telle est l'origine du nom. 

Alors les femmes? Une évidence, il aime leur compagnie et leur sensibilité qui se traduit dit-il dans la finesse de leurs dessins et de leurs modèles. Souvent il a entendu, "mais les femmes sont incapables de faire ça." Et lui de répondre, "mais je ne vois pas pourquoi. Malgré votre fragilité apparente, vous êtes plus solides que nous." Alors à part vouloir maintenir les femmes dans des tâches subalternes, il ne voit vraiment pas pourquoi elles seraient incapables de fabriquer des chaussures à la main. Ne serait-il pas féministe Maurice? En tous cas, il se moque de passer pour un fou auprès de certains de ses confrères, et c'est pourquoi il transmets son savoir à des femmes depuis plus de vingt ans.

Lorsque ces professeurs de l'Université Tafanel* le poussèrent à abandonner son métier pour enseigner lui-même. Il répondit simplement, "j'enseignerai autrement." Et ce ne sont pas les nombreux élèves qu'il a formés qui le contrediront. A revoir ces bandes vidéo, je regrette de ne pas l'avoir filmé et enregistré plus longtemps, tant il donne au fil de la discussion une belle leçon de vie. 

Miss Glitzy

*du nom d'un café au coin des rues Rebeval et Lauzin où des étudiants venaient donner des cours de français aux étrangers fraîchement débarqués à Paris,

dimanche 11 mai 2008

Monter la botte



© 2008 Miss Glitzy
Je vais essayer de vous montrer toutes les étapes de la fabrication de cette botte, qui sera exposée en juin, mais je ne ne suis pas certaine d'y arriver. Enfin, après la coupe et le piquage de la tige et de la doublure (cf ci-dessous), voici cette fameuse tige sur forme. Elle n'est pas véritablement montée, mais c'est en la voyant ainsi que Maurice a décidé d'en allonger le bout. A suivre...

Miss Glitzy